Connaissance - information, meditation, Outil

Le manque d’alignement

Être aligné

Le manque d’alignement peut être source de mal être, de lourdes remises en question et peut nécessiter énormément d’énergies et d’efforts pour être « recadré » ou « recentré ». Cette prise de conscience n’est pas forcement évidente et peut être même violente, en fonction de son impact sur notre rapport au monde, à notre entourage, à nous même, à notre « réalité ».

Ce personnage que nous avons mis tant de temps à créer, à façonner, avec ses réussites et ses échecs, basé sur des critères d’évaluation plus ou moins subjectifs, s’est quelque peu perdu et éloigné de ce qui vibre réellement au fond de lui.

Une fois cette reliance retrouvée, comment être certain d’être sur le bon chemin, comment s’assurer de ne plus s’égarer ? Comment rester aligné à son Etre ?  La chose n’est pas facile, mais il existe des indicateurs permettant d’intervenir au plus tôt, voire des moyens de prévenir, avant que cela ne se manifeste par des maux difficiles à gérer, qu’ils soient psychiques ou physiques (tels que nous le voyons en formation sur les interactions énergie/corps/esprit ou de praticien en soin quantique et holistique).

Pour se faire, nous vous proposons un aperçu de divers éléments, en fixant un cadre de base du fonctionnement de la conscience telle que le défini Freud.

Les concepts fondateurs de la théorie psychanalytique de Freud désignent trois instances psychiques présentes en tout être humain qui déterminent en grande partie nos pensées et notre comportement : le « ÇA », le « SURMOI » et le « MOI ».

Le « ÇA », le « SURMOI » et le « MOI » sont des forces tantôt équilibrées, tantôt opposées, qui peuvent aussi bien causer bien-être que mal-être chez le sujet :

  • Le « ÇA » désigne les instincts, les pulsions, les envies, les désirs : l’instinct de survie, de reproduction, de domination, de destruction. Le siège du ça est le cerveau reptilien, siège des instincts et des réflexes.
  • Le « SURMOI » désigne un ensemble de valeurs apprises, notamment dans le cercle familial et à ce qui permet d’être reconnu et aimé au niveau de la société. Il se forme tout au long de la première partie de la vie par l’acceptation des règles et des interdits puis constitue la loi intérieure qui fonde l’individu, tel un gendarme interieur.
  • Le « MOI » a pour fonction de s’adapter au monde extérieur, aux situations et aux contraintes, tout en gérant les instincts (le « ça ») et la loi intérieure (le « surmoi »).

Le « ça » et le « surmoi » sont en conflit perpétuel entre les pulsions qui émergent sans cesse, et la loi morale intériorisée. Le « moi » joue le rôle de médiateur.

Dans la psychologie analytique de Jung, le « SOI » désigne tous les constituants du psychisme qui fondent l’individu, conscients et inconscients. Jung appelle « processus d’individuation » le chemin qu’un individu emprunte pour devenir conscient de la totalité de ce qu’il est.

L’inadéquation entre les croyances et les actions peut conduire à des sensations d’inconfort et, parfois, à des choix d’adaptation qui ont des impacts négatifs. Mais de tels sentiments peuvent aussi parfois conduire à des changements et à une croissance.

En effet, il existe un certain nombre de situations différentes qui peuvent créer des conflits qui conduisent à un sentiment de malaise, ce que l’on appelle une « dissonance cognitive ».

Parfois, vous pourriez vous retrouver à adopter des comportements qui s’opposent à vos propres croyances en raison d’attentes externes, que ce soit au sein de sa structure familiale, son entourage proche, pour le travail, l’école ou une situation sociale.  Cela peut impliquer de suivre quelque chose en raison de la pression des pairs ou de faire quelque chose au travail pour éviter d’être licencié :

  • Adopter des croyances ou des idées pour aider à justifier ou expliquer le conflit entre les croyances ou les comportements.
  • Cacher ses croyances ou ses comportements aux autres, pouvant aider à minimiser les sentiments de honte et de culpabilité.
  • Rechercher uniquement des informations qui confirment les croyances existantes affectant la capacité de penser de manière critique à une situation mais aide à minimiser les sentiments de dissonance.

Tout cela amène à se cacher derrière un masque pour se conformer aux attentes extérieures et avec le temps s’identifier à ce personnage.

Globalement, cette incohérence entre les croyances et les comportement motive à s’engager dans des actions qui aideront à minimiser les sentiments d’inconfort, tentant de soulager cette tension de différentes manières, par exemple en rejetant, en expliquant ou en évitant de nouvelles informations :

  • Se sentir mal à l’aise avant de faire quelque chose ou de prendre une décision
  • Essayer de justifier ou de rationaliser une décision que vous avez prise ou une action que vous avez prise
  • Se sentir gêné ou honteux de quelque chose que vous avez fait et essayer de cacher vos actions aux autres
  • Ressentir de la culpabilité ou du regret pour quelque chose que vous avez fait dans le passé
  • Faire des choses à cause de la pression sociale ou de la peur de passer à côté, même si ce n’était pas quelque chose que vous vouliez faire

Il est important de rester dans une posture permettant de prendre le recul nécessaire sur ses ressentis. En effet, avoir conscience de ses ressentis et émotions permet déjà d’identifier les écarts éventuels au moment même de sa prise de décision, ou bien à la suite, lors des premières manifestations de malaises.

Il peut être nécessaire de réaliser alors un travail sur soi, et remettre en question ses croyances en se demandant si elles sont limitantes ou au contraire ressources. Qu’elles en sont les sources ? Sont-elles avérées ? Comment résonnent-elles en moi ?

En fonction des situations, on peut tenter de prendre le temps de se recentrer avant une prise de décision, profiter de ce moment pour se relier au SOI tout en se projetant dans la situation. L’essentiel ici étant d’écouter ses ressentis, sa perception de la situation, identifier les écarts et rechercher des ressources visant une situation idéale, respectueuse de son intégrité.

L’essence-ciel étant de rester à l’écoute de Soi, de sa manifestation parfois subtile tel un son inaudible, parfois moins tel un feu brulant et rester sincère, d’abord envers soi-même puis son entourage, sans pour autant renier leurs ressentis, au contraire : après tout, nous sommes tous en quête de cette harmonie intérieure.

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